Annie Gendron, greffée de foie

« Je m’appelle Annie, je viens de l’Abitibi et j’ai 46 ans. Voici mon histoire : j’ai des problèmes de santé depuis l’âge de 5ans, mais plus récemment, ça s’est intensifié. Je suis arrivée d’urgence en avion pour une hémorragie interne, c’est à ce moment que les médecins ont décidés que je devais avoir une greffe hépatique rapidement. J’ai dû rester au CHUM dix semaines en attentes de mon nouveau foie. Des complications gastriques ont retardé l’opération. La greffe a été un véritable succès.

À ma sortie de l’hôpital, je suis allée à la Maison des greffés Lina Cyr. Mon séjour qui était censé durer deux semaines s’est transformé en cinq mois. La Maison est devenue pour moi une oasis de repos pour cette période difficile. Je m’y suis créé une nouvelle famille avec le personnel et les résidents. La gentillesse, la bonne humeur, l’écoute, l’empathie de tous m’ont permis de garder le moral.

Je garderai des souvenirs de mon séjour ici et j’ai tissé des liens d’amitié qui me suivront à jamais. Un énorme merci! »

Annie Gendron, greffée du foie

Jean-Carmel Noel, greffé de foie

« Je m’appelle Jean-Carmel Noel, voici mon histoire :

Je suis né avec une maladie héréditaire qui touche principalement les personnes de race noire et qui se caractérise par une malformation des globules rouges et qui affecte tout l’organisme. Je souffrais de colite ulcéreuse, ce qui a engendré d’autre problème comme l’encéphalopathie. En bref, j’avais besoin d’une greffe de foie.

En février 2020, j’ai été hospitalisé une première fois au CHUM pour recevoir ma greffe. Malheureusement, le foie était trop gros pour mon corps. À ce moment, je ne pouvais plus manger de nourriture solide et était donc nourrit par gavage. La seule chose que je pouvais avaler par la bouche, était de l’eau. J’avais perdu énormément de poids, j’étais rendu à 95 livres.

Jean-Carmel Noel, greffé de foie

En septembre 2020, on m’a transporté en avion de Québec à Montréal pour recevoir ma greffe. À ce moment, j’avais été dans le coma pendant 21 jours. J’ai finalement eu ma greffe le 25 septembre 2020 non sans complication. J’ai fait énormément d’hémorragie, on a dû me faire plus de 90 transfusions sanguines.

Après 7 semaines d’hospitalisation, je suis finalement arrivé à la Maison des greffés. Cet endroit a joué un rôle très important dans ma convalescence. Juste de par la proximité avec le CHUM qui me permet de me rendre à mes nombreux rendez-vous de suivis rapidement et sans devoir faire le trajet Montréal-Québec chaque fois.

La Maison des greffés est pratiquement comme un centre de villégiature pour les greffés, elle offre un service impeccable et essentiel de première ligne. On n’a pas besoin de se préoccuper de se faire à manger ou de faire le ménage. La seule chose qu’on a s’occuper c’est nous. On est bien, on ne manque de rien. Un personnel bienveillant et souriant des employés de service à la direction. Vous êtes toute une équipe!  Je me suis également lié d’amitié avec les autres résidents qui sont dans la même situation que moi.

Merci mille fois à la Maison des greffés! »

Éli, greffé de foie

«Voici un résumé du parcours de notre petit combattant, Éli Robichaud, maintenant âgé de 8 ans et 10 mois.

Éli est né avec un déficit en OTC, une maladie métabolique du cycle de l’urée. Cette maladie a entraîné plusieurs crises d’hyperammoniémie (taux d’ammoniac élevé dans le sang) dès ses premiers jours de vie.

Malgré un début de vie très mouvementé et un pronostic de survie très sombre, Éli a si bien répondu au traitement qu’il a pu être inscrit en priorité sur la liste d’attente pour recevoir une greffe de foie, opération qui allait lui sauver la vie. Après trois mois d’hospitalisation (d’abord au CHUL de Québec, puis à Ste-Justine), l’état d’Éli a été jugé assez stable pour pouvoir recevoir son premier congé d’hôpital. Par contre, son état était trop précaire et notre lieu de résidence trop éloigné pour que l’on puisse songer à retourner à la maison (Chapais se trouve à 712 km de Montréal).

Éli, greffé de foie

Donc, avec l’aide de la travailleuse sociale, nous nous sommes mis à la recherche d’un lieu sain et sécuritaire où nous pourrions demeurer pendant l’attente de la greffe d’Éli. C’est ainsi que nous avons découvert la maison des greffés. Dès notre première visite, nous avons su que cet endroit était parfait pour nous!

Premièrement, les membres du personnel ont été accueillants, chaleureux et à l’écoute de nos besoins. Ils ont même adapté plusieurs éléments dans la maison afin d’être en mesure d’accueillir Éli convenablement. Celui-ci était alors âgé de 3 mois. Deuxièmement, l’endroit était propre et sécuritaire. Considérant le fait que le moindre rhume pouvait entraîner une rechute de l’état de santé d’Éli, il était rassurant pour nous de savoir que le personnel de la maison accordait une attention particulière à l’hygiène et au bien-être des résidents. Troisièmement, la vie sociale y était agréable. Nous avons séjourné plus de cinq mois à la maison des greffés. Au fil des jours, des liens forts se sont tissés entre nous, les différents membres du personnel et les autres résidents de la maison. Nous sommes devenus une grande famille! Le fait de pouvoir échanger et partager notre vécu avec des gens qui vivent sensiblement la même chose que nous est rassurant. Cela brise l’isolement. Encore aujourd’hui, malgré la distance et le temps, ces liens perdurent! Finalement, la maison des greffés est devenue notre lieu d’attache. En effet, chaque année, lorsque nous allons à Montréal pour les suivis annuels d’Éli, nous sommes heureux de pouvoir séjourner à nouveau à la maison des greffés. Nous revoyons les visages connus avec grand plaisir et nous apprenons à connaître les nouveaux résidents.

Une chose est certaine, la maison des greffés aura été la toute première maison d’Éli! Une maison où nous avons pu lui offrir un semblant de vie normale, malgré la tempête médicale qui sévissait depuis sa naissance. Nous en sommes extrêmement reconnaissants!»

Rachel Lacasse, maman d’Éli

Diane et Alain Pard, donneur vivant de rein

« Voici notre histoire, deux Abitibiens Amossois d’origine….

En octobre 2010, Alain Pard, mon conjoint, a reçu mon rein, nous sommes ensemble depuis plus de 40 ans, je suis Diane Dandurand Pard.   Chance inouïe vous allez dire, certainement, mais la plus grande chance que nous ayons eue à cette époque dans cette épreuve est celle d’avoir pu faire notre convalescence tous les deux ensembles à La Maison des Greffés Lina Cyr à Montréal.  Cette chance nous l’avons grandement appréciée et nous l’apprécions encore chaque fois que nous devons nous rendre à des rendez-vous médicaux, qui, soit dit en passant, sont assez fréquents dans la vie d’un greffé.  Imaginez-vous devant une telle situation, avec toutes les questions médicales, les incertitudes de l’avant et du après l’opération, c’est là que nous avons connu La Maison des greffés….

Diane et Alain Pard, donneur vivant de rein

Se sentir comme à la maison, dormir comme à la maison, manger comme à la maison, récupérer …et j’en passe.   Qu’aurions-nous fait à l’époque, sans La Maison des greffés?

La mission de cette maison est essentielle pour nous tous, gens des régions éloignées, c’est notre chez-nous quand nous sommes à Montréal dans des situations pas toujours faciles, considérons-nous chanceux et privilégiés d’avoir un endroit, un refuge sur lequel nous pouvons compter sans nous ruiner, car leurs tarifs sont vraiment dérisoires….

Alors notre mission à nous maintenant, c’est de soutenir et d’encourager LA MAISON DES GREFFÉS LINA CYR à continuer de faire ce qu’elle fait depuis plus de 27 ans…maintenant, donnons:   POUR QUE LA VIE PUISSE CONTINUER !!!

Merci de votre accueil passé et futur… »

Diane Dandurand Pard (donneur) et Alain Pard (greffé)

Serge Trépanier, greffé de foie

MON HAVRE DE PAIX

« En mars 2005 débute une aventure qui s’avère laborieuse au départ, mais deviendra magnifique avec le temps. On m’apprend à ce moment-là qu’il me reste 3 mois à vivre si je ne reçois pas un nouveau foie. C’est tout un coup à encaisser.

Contre toute attente, le médecin spécialiste de Montréal qui m’apprend cette nouvelle me demande immédiatement de demeurer près de l’hôpital pour y passer de nombreux tests. Il appelle Mme Lina Cyr pour lui dire qu’il m’envoie tout de suite à la Maison des greffés.

Je rencontre alors cette grande dame pour la première fois, elle me sécurise par ses mots et adoucit cette mauvaise nouvelle.  Par son accueil et avec la qualité du confort de cette magnifique maison qui deviendra mon HAVRE DE PAIX, je me suis senti tout de suite chez moi.

Je reçois un superbe cadeau en juin, la greffe qui se déroule très bien et je peux sortir rapidement de l’hôpital pour aller en convalescence à la Maison des greffés. Malheureusement, trois jours plus tard, je dois retourner à l’hôpital pour un problème de champignon mortel qui me fait demeurer 2 mois alité et très malade.

Pendant cette bataille pour rester en vie et alors que je souhaitais un miracle, a émergé l’idée de faire quelque chose pour aider la Maison des greffés si je sortais de ce lit d’hôpital.

Après que cette idée ait fait du chemin, on décidait de faire un Défi-vélo de 350 km sur les chemins de l’Abitibi en août 2006. Grâce à l’implication de mes bons amis, c’est un succès dès la première année et cela nous motive à répéter l’évènement pour 2007.

C’est avec mon grand complice de greffe Patrice Dionne, mes chums cyclistes de l’Abitibi ainsi que des cyclistes de partout en province qu’on démarre le défi Montréal-Québec sur une distance de 320 km. Cette année, nous en sommes donc à notre 15e Défi-vélo des greffés Lina Cyr. Au fil du temps, cet événement est devenu la principale activité de financement pour la Maison des greffés et nous en sommes tous très fiers.

Longue vie à cette magnifique maison pour les greffés qui est devenue mon HAVRE DE PAIX. »